Les cages sont vendues selon leurs dimensions extérieures et parfois pour une espèce suggérée. Ni l’une ni l’autre de ces indications ne permet de savoir si un animal peut y vivre. Ce qui compte est la surface au sol réellement utilisable, l’espacement des barreaux et le type de sol sur lequel l’animal se tient.
La surface au sol d’abord
Pour les lapins et les cochons d’Inde, la mesure importante est la surface au sol continue. Ils se déplacent en bondissant et en courant sur de courtes distances ; un espace qui se traverse en deux bonds ne le permet pas, quelle que soit sa hauteur. Les plateformes ajoutent une surface utile, mais ne remplacent pas le niveau inférieur.
Pour les rats, les chinchillas et les octodons, la hauteur et les parcours d’escalade comptent également, car ils utilisent l’espace vertical d’une manière différente du lapin.
Dans la plupart des pays, les organismes de protection animale publient des dimensions minimales par espèce. Il s’agit de minimums, pas d’objectifs. Consultez les recommandations de votre pays et considérez l’espèce indiquée sur la boîte comme un argument commercial tant que vous n’avez pas comparé les deux.
Espacement des barreaux
Des barreaux trop espacés permettent à un petit animal de sortir et, plus grave encore, à un animal un peu plus grand de passer la tête et de rester coincé. L’écartement figure généralement dans les caractéristiques ; sinon, mesurez-le. Les jeunes animaux sont plus petits que les adultes auxquels une cage est destinée, et c’est à eux que l’espacement doit convenir.
Le sol
Les sols en fil métallique ou en grillage sont largement déconseillés pour les lapins, les cochons d’Inde et les rats. Ils ne soutiennent pas correctement les pattes et sont inconfortables pendant de longues périodes. Il est généralement recommandé d’utiliser un fond plein recouvert d’une couche épaisse de litière adaptée ; les plateformes grillagées fournies avec une cage peuvent être recouvertes.
À l’extérieur
- Un clapier extérieur doit empêcher l’accès des prédateurs. Il lui faut donc un verrou sûr plutôt qu’un simple bouton tournant, ainsi qu’un grillage solide et non du grillage à poules pour toute partie située au niveau du sol.
- Il doit offrir de l’ombre en été et un abri contre le vent et la pluie, et ne pas être placé en plein soleil l’après-midi.
- Un compartiment de couchage séparé, fermé, sombre et sec est plus important que la surface totale.
Ce qu’il faut placer à l’intérieur
Prévoyez une cachette par animal, afin qu’aucun ne soit obligé de la partager ou de rester visible en permanence, un objet à ronger et un agencement que vous pouvez modifier. La plupart des petits mammifères sont sociaux et vivent en couples ou en groupes compatibles, ce qui augmente l’espace nécessaire au lieu de le diviser.
La mise en couple, la présentation ou la séparation des animaux, ainsi que toute question concernant un animal qui ne mange pas, ne bouge pas ou ne se comporte pas comme d’habitude, doivent être confiées à un vétérinaire qui connaît bien l’espèce. Les petits mammifères dissimulent efficacement les signes de maladie et sont souvent présentés tardivement.
Portes et accès quotidien
Même un grand habitat peut être difficile à utiliser si la porte est trop petite pour atteindre tous les recoins. Vérifiez qu’une caisse de transport, un bac à litière, une cachette et une gamelle passent sans devoir être inclinés. Vous devez pouvoir sortir l’animal sans le poursuivre vers une ouverture étroite et retirer la litière humide sans démonter l’habitat.
La position de la porte influe aussi sur la sécurité ressentie. Une ouverture par le toit peut sembler menaçante pour une espèce-proie lorsqu’une main arrive d’en haut, tandis qu’une porte basse peut faire sortir la litière à chaque ouverture. Plusieurs points d’accès rendent souvent le nettoyage et la manipulation plus calmes.
Nettoyer sans vider tout l’habitat
Recherchez un bac assez profond pour contenir l’épaisseur de litière prévue, des surfaces qui se nettoient facilement et des angles sans bois exposé ni rainures inaccessibles. Un tiroir amovible n’est utile que s’il peut être retiré dans la pièce où l’habitat sera installé. Mesurez ce dégagement en plus de l’habitat lui-même.
Les parties en bois absorbant doivent être protégées contre l’humidité répétée. Les peintures, les produits d’étanchéité et les revêtements de remplacement doivent convenir à l’espèce et sécher complètement avant le retour de l’animal.
L’agencement avant les accessoires
Dessinez la surface au sol, puis placez les éléments indispensables à leurs dimensions réelles : une cachette par animal, les points d’alimentation et d’eau, un espace toilette si nécessaire et un passage libre pour se déplacer. Les roues, les plateformes et les jouets occupent de la place au lieu d’en créer. L’habitat n’est assez grand que s’il reste un espace de déplacement utile après leur installation.
Dernière vérification des dimensions
- Comparez les dimensions intérieures utilisables, et non le toit ou les finitions extérieures.
- Vérifiez l’espacement des barreaux pour le plus petit animal qui utilisera l’habitat.
- Assurez-vous que les portes laissent passer une caisse de transport et tout le matériel de nettoyage.
- Prévoyez assez d’espace pour le groupe social compatible, et non pour un seul animal.
- Consultez les recommandations locales en matière de bien-être avant de considérer comme suffisante l’espèce indiquée par le fabricant.






